Explorer ma créativité pour mieux m’enraciner

Nouvelle année, temps de renouveau. Peut-être avez-vous trouvé votre mot phare, celui qui guidera vos grandes orientations des prochains mois ? L’an dernier, le verbe « accueillir » s’était manifesté dans mon rituel de fin d’année. Je l’ai adopté et il m’a permis de vivre de nombreuses expériences, d’avancer dans mes projets, d’accueillir la nouveauté, les imprévus, les défis de la vie. Cette année riche en observation et réflexion m’a fait surtout prendre conscience que je ne m’étais pas tant éloignée du pattern de performance qui m’habitait alors que je travaillais d’innombrables heures avant ma transformation santé.   

La quête de mieux-être 

En effet, à partir du moment où j’ai sauté pieds joints dans ce que j’ai fièrement nommé « mon processus de transformation », j’ai enchaîné plans d’actions, objectifs, désir d’avancement. Toute ma vie était tournée vers cette quête de mieux-être. Pour y arriver, j’ai enchaîné lectures, coachings, formations, conférences, programmes en ligne. Je voulais tout savoir, tout connaître. Les bienfaits sur ma qualité de vie étant palpables, je n’avais nullement envie que ça s’arrête ni pire, que ça régresse. Alors j’y ai accordé toute mon attention et mon engagement. J’ai apporté de nombreux changements dans ma vie. J’ai épuré l’horaire, mes croyances, ma maison. Je me suis rapprochée de mes proches, j’ai instauré une pratique méditative qui m’apprend à mieux accueillir l’instant présent. Et de cet instant présent, ce précieux moment de connexion, est survenu un constat : une sphère de ma vie n’était pas comblée. La sphère du jeu, du plaisir, de l’exploration sans but précis ni objectif de performance autre que simplement essayer de nouvelles choses, d’expérimenter la position du débutant.  

Une pause créativité 

J’ai décidé de me lancer et d’explorer différentes avenues créatives, car disons-le, j’adore créer, j’avais simplement choisi de ne plus en faire une priorité dans mon horaire. La petite fille en moi m’a longtemps réclamé une pause pour jouer, s’amuser, rire, se déposer. J’ai consenti à l’écouter. 

Ainsi, je me suis dit que le tricot pourrait être une belle porte d’entrée à ce retour à la créativité. Paraîtrait qu’il s’agit d’une excellente activité méditative, alors pourquoi ne pas jumeler les bienfaits? Comme je n’avais plus de matériel (je m’en étais débarrassé lors de ma grande épuration), je suis allée m’en procurer. Devant les étalages de fils, de laine et d’aiguilles de toutes sortes, je me suis vite senti envahie. Par où commencer? Quelle grandeur de fil et d’aiguille choisir ?  

La voix de la raison 

La petite voix « résultats & performance » dans ma tête a rapidement commencé son discours paniqué : « Pourquoi te casses-tu la tête? Tu peux bien acheter ton foulard dans un marché artisan! Ne perds pas ton temps avec ça! Juste le prix de la laine, tu n’économiseras rien en le faisant toi-même! » J’ai tout remis sur les étalages et j’ai poursuivi mes emplettes régulières en me dirigeant vers le rayons connu et rassurant des livres de croissance personnelle. Une fois ma vive émotion et la petite voix estompées, j’ai pu analyser le tout pour comprendre qu’au final, ma peur de l’inconnu et de l’échec a pris cette « voix de la raison » pour me faire croire que ça ne donnait rien d’essayer quelque chose de nouveau, que ma vie était déjà bien assez remplie comme ça. Ainsi, elle m’endormait sur les vraies raisons.  

Est-ce bien grave si je ne réussis pas du premier coup? Que peut-il arriver de pire? Recommencer des mailles ou quelques rangées? Et puis? Ce petit exemple bien ordinaire est témoin d’une multitude de raisons ou de justifications plus ou moins valables que la petite voix intérieure nous envoie lorsque vient le temps de sortir de notre zone connue. Je suis bien sûr retournée m’acheter le matériel nécessaire à la confection d’un foulard que j’ai réussi en moins d’une semaine. J’ai déjà une panoplie d’idées de projets, et mieux encore, j’ai enseigné à ma fille de 14 ans comment tricoter son propre foulard! Je n’en suis qu’aux points de base, mais j’ai bien l’intention d’apprendre en consultant des tutoriels sur YouTube et même joindre un club de tricot éventuellement, qui sait ?  

Le besoin de s’enraciner 

Plus encore! J’ai envie d’essayer plein de nouvelles choses : j’ai besoin de m’enraciner et d’être dans l’instant présent. Je veux agrandir mon jardin, ajouter des plantes médicinales et apprendre sur leurs bienfaits, me faire une belle collection de fines herbes et éventuellement confectionner mes propres tisanes, pourquoi pas?  Cette année, je veux observer, explorer, rêver, avancer en toute bienveillance. Je laisse place à la petite fille intérieure, celle qui est amour, émerveillement, enracinement. Elle est dans l’ici et maintenant.  

M’enraciner sera mon mot phare. Il me permettra de me centrer et de me ramener quand je serai dans mes inquiétudes face à l’inconnu, l’avenir, l’incertitude. Ce sont ces activités créatives qui m’aideront à combler ce besoin.

Et vous? Quel est votre besoin, ici et maintenant?

Rendez-vous pour s'accomplir - Grandir | Ma voix, ta voie

Auteur: Mélanie Therrien

Forte du cheminement parcouru lors de son virage santé qui lui a permis d’éliminer 155 livres au passage, Mélanie s’intéresse particulièrement au mode de vie sain qui prône la santé globale. Elle épure à tous les niveaux : croyances, horaire, matériel. Elle ralenti le rythme, va à l’essentiel, tout cela en cohérence avec ses priorités de vie. Bienvenue dans son univers!