Pourquoi dire non est plus positif que ce que l’on pense

Pourquoi dire non |Ma voix, ta voie|

Je vous entends tout de suite : mais « non », ce n’est pas la forme la plus simple de négation, de négativité ? Ce n’est pas la manière la plus claire d’affirmer haut et fort ses couleurs – et pas nécessairement les plus positives qui soient ?

Détrompez-vous ! Ce serait bien la première erreur de croire que dire « non » est une façon de vous couper, de vous limiter, de vous censurer. Bien au contraire, et c’est un peu pas mal ce sur quoi j’ai envie de vous jaser aujourd’hui. Parce que de base, il y a deux croyances populaires, et elles vont comme suit :

  • Dire oui à tout : de suite, les gens vous trouvent sympathique, ouvert, plein de bonne volonté. En clair, vous êtes LA personne à avoir dans son entourage parce que vous êtes motivé, allumé, enthousiaste et surtout, vous avez un charme certain qui se dégage de par votre engouement.
  • Dire non à tout : de base, on va vous reprocher de ne pas être ouvert aux possibilités, de vous fermer aux opportunités. On va croire de vous que vous êtes introverti, dans le mauvais sens, et que vous n’avez pas envie de collaborer, de participer, de grandir dans un nouveau projet ou une nouvelle communauté.

N’est-ce pas un peu extrême, dit comme ça ? Pourtant, c’est bien ce qui tourne dans votre tête lorsque je vous dis qu’à partir de maintenant, vos « oui » vont doucement se changer en « non » !

Le truc que j’aimerais que vous reteniez aujourd’hui, la chose importante, la morale reste celle-ci : dire « non », c’est se choisir. C’est apprendre à poser ses limites, à écouter son cœur, à mettre ses objectifs et sa petite voix de l’avant plutôt que de simplement se lancer à pieds joints dans n’importe quel projet sous prétexte qu’on veut être la personne cool de la gang. C’est prendre le temps de ralentir pour se poser la question à savoir si, malgré le fait que la proposition nous intéresse, on a envie de consacrer une heure, cinq minutes ou même plusieurs journées sur le tout. Et ce n’est pas juste attitré au boulot ! Dire « non » au quotidien, c’est aussi simple que de ne pas accepter une situation dans laquelle on ne se sent pas à son plein potentiel. C’est prendre du recul sur une relation qui ne nous apporte plus de bonheur, ou de simplicité, et qui penche du mauvais côté plutôt que du bon. C’est se poser, s’arrêter, se questionner, et apprendre à s’écouter mieux que quiconque.

Ma propre façon d’y réfléchir réside en cette petite question : est-ce que ce projet, cette personne, cette idée, cette sensation (name it!) s’aligne sur mon X, sur mon pourquoi, sur ce que je recherche, sur ce à quoi j’aspire ?

Parce que je ne doute pas une seule seconde que vous êtes emballée. Que vous en avez des étoiles pleins les yeux. Que vous pensez déjà au 40 000 éléments que vous pourrez accomplir à travers. Que vous êtes excitée, fébrile, inspirée. Mais ce n’est pas suffisant. De belles émotions aussi vives ne restent pas toujours, en tout temps. Loin de moi l’envie de vous décourager mais au contraire : les combats que vous choisirez, les investissements auxquels vous direz « oui » seront tellement pensés et moulés sur vous et votre chemin de vie que même dans les pires moments, vous garderez cet état extatique d’inspiration.

La prochaine étape ? Dire « non » sans culpabiliser. En expliquant ses raisons, en pointant ce qui fait qu’en bout de ligne, malgré votre intérêt et votre bonne foi, vous n’êtes pas sur le même chemin, vous n’avez pas les mêmes intentions, vous souhaitez autre chose, tout simplement.

Un travail d’une vie, mais un travail stimulant, qui sera à même de vous guider vers la meilleure version de vous-même… un « non » à la fois!

Retour vers soi |Ma voix ta voie|

Auteur: Catherine Cormier

Prof de yoga, pyjiste aka pigiste en communication fan du travail en pyjama et adepte de cuisine pour vivre une vie hop! Catherine est passionnée et jongle avec vie active et équilibrée.