Les fêtes en toute légèreté et simplicité, est-ce possible?

Les fêtes en toute légèreté et simplicité |Ma voix, ta voie|

L’an dernier, au début décembre, j’ai formulé le désir de « sauter » les fêtes de fin d’année et de passer tout de suite au début janvier. Si j’avais pu partir dans le sud avec ma petite famille, ça m’aurait tellement fait plaisir. En fait, je suis loin d’être une « Grinch » qui n’aime pas Noël, au contraire!

Du plus loin que je me souvienne, le temps des fêtes a toujours été mon moment préféré de l’année. Dès l’entrée dans mon adolescence, je revendiquais l’exclusivité de la décoration du sapin de Noël au plus grand plaisir de ma mère. Je suis une quétaine assumée qui écoute tous les films possibles de Noël, surtout les plus romantiques. Très peu émotive de nature, je déverse des flots de larmes tout emmitouflée dans mon doudou sur le divan, devant le feu de foyer et ces films à l’eau de rose. J’adore ça. C’est la période de l’année ou je rentabilise l’achat de mon téléviseur.

Lorsque nous avons acheté la maison de mes parents, ils nous l’ont laissée presque entièrement meublée incluant tout le contenu du cabanon et les décorations de Noël. Nous arrivions avec nos possessions d’anciens étudiants jeunes adultes qui partent dans la vie. Tout ce matériel me rassurait, j’avais enfin un sapin de Noël, des tonnes de décorations, des tonnes d’items à m’occuper, à ranger, à réparer au besoin.

Puis, j’ai continué à accumuler. J’ai acheté un deuxième sapin. Un pour la salle familiale du sous-sol, un pour le salon du rez-de-chaussée. Et encore plus de décorations. Aussitôt le dernier enfant passé pour les bonbons d’Halloween le 31 octobre au soir, j’enlevais les décos orangées pour laisser place le lendemain aux chants de Noël et toutes ses décorations. J’attendais ce moment avec impatience.

Puis, au fil du temps, toute cette accumulation a fini par peser. Nous avons vendu la maison de mes parents, nous avons déménagé tout notre matériel dans une nouvelle maison qui avait un peu moins d’espace pour toutes ces décorations. Je m’entêtais à vouloir toutes les exposer. Ce qui résultait inévitablement en une écœurantite aigüe au 26 décembre, étouffée par tout ce matériel. Je m’empressais de tout ranger pour me sentir légère en l’espace de deux heures de travail.

À chaque année, c’était pareil. J’aimais décorer, écouter mes films, créer un cocon chaleureux dans ma maison. L’attente de la période des fêtes se faisait dans la joie, les guirlandes lumineuses éclairaient la grisaille de novembre. Puis, dès qu’arrivaient le lot des fêtes de famille, de boulot, d’amis, je me sentais vite envahie par toute cette opulence, par la montagne de cadeaux, par l’excès.

L’an dernier, quand j’ai décidé d’entreprendre l’épuration de la maison, mes croyances face à la période des fêtes ont refait surface et j’ai remis en question mes comportements. Qu’est-ce que j’aimais vraiment dans cette fête ? La période de l’avent, les petites portes qu’on ouvre dans le calendrier de décembre, les films, la musique, l’ambiance, puis cuisiner quelques gâteries, prévoir des jeux en famille, imaginer les bons moments que nous allions passer ensemble. Qu’est-ce que j’avais envie de fuir ? Le trop plein. Le trop plein de cadeaux amoncelés sous l’arbre et les tonnes de déchets qui s’ensuivaient, le trop plein de nourriture grasse et sucrée soirée après soirée, le trop plein de fêtes qui nous aurait demandé une semaine de vacances supplémentaire pour nous en remettre.

Avec l’intention positive de transformer nos cadeaux en expériences plutôt qu’en matériel, je devais faire face à cette réalité concernant la famille et la belle-famille. Je ne savais pas trop comment expliquer nos besoins de légèreté et notre désir de ne plus accumuler de matériel. Je ne voulais pas brimer mes enfants dans le processus, ni offusquer ma famille et belle-famille dans leur désir de les gâter, mais en même temps, je souhaitais vivre la période des fêtes en légèreté et en simplicité.

Affirmer mes besoins reste encore un travail de tout instant et j’ai dû me parler pour renforcer ma confiance en ce processus que nous avions mis en place en famille. J’ai eu une magnifique discussion avec les membres de nos familles et somme toutes, nos besoins ont été bien accueillis.

Nous avons effectivement passé les fêtes sans tout ce faste, mais pas par choix… Nous avons tous été malades à tour de rôle nous empêchant d’assister aux diverses fêtes! Soyez bien vigilants lorsque vous lancez un désir à l’Univers, j’aurais dû demander une période des fêtes en toute légèreté et… en santé!

Ceci dit, voici quelques idées pour vous aider à alléger votre temps des fêtes :

  • Offrez des moments plutôt que des items : billets de spectacle, sortie au cinéma, bon pour du gardiennage, voyage si le budget vous le permet.
  • Optez pour la formule pot luck au lieu de passer vos journées à cuisiner. Ça nous fait découvrir des nouvelles recettes en prime!
  • Choisissez les événements qui vous plaisent vraiment et n’hésitez pas à refuser des invitations qui sont de trop à votre horaire. Vous avez le droit de préférer une soirée de jeux de société en famille plutôt que le party redondant année après année où vous vous emmerdez.
  • Fixez-vous un budget cadeaux et respectez-le, vos finances vous remercieront en janvier.
  • Cuisinez des gâteries en famille et dégustez-les autour du feu.
  • Créez des traditions et des rituels. Revoyez cette série de films que vous aimez tant. Je me souviens avoir écouté année après année tous les Sissi avec ma mère! Quel beau moment.
  • Sortez vous amuser dehors! Faites des anges dans la neige, allez glisser au parc, faites un feu de joie dans la neige le 31 décembre pour marquer le passage vers la nouvelle année, marchez dans le quartier pour admirer toutes les décorations extérieures des voisins.
  • Et surtout, partagez vos désirs de légèreté à vos proches en leur expliquant combien ils auront du plaisir et se concentreront sur ce qui compte vraiment.

Les fêtes n’ont pas besoin d’être coûteuses, stressantes et fastueuses pour être réussies. Ramenons-nous à l’essentiel, aux relations humaines, aux moments doux et au désir de connecter avec ceux qui comptent le plus pour nous. Les fêtes dans l’instant présent, dans l’ici et le maintenant. Ça vous dit?

Auteur: Mélanie Therrien

Forte du cheminement parcouru lors de son virage santé qui lui a permis d’éliminer 155 livres au passage, Mélanie s’intéresse particulièrement au mode de vie sain qui prône la santé globale. Elle épure à tous les niveaux : croyances, horaire, matériel. Elle ralenti le rythme, va à l’essentiel, tout cela en cohérence avec ses priorités de vie. Bienvenue dans son univers!